
Axe 4 : Pharmaco-génomique et épigénétique
Les équipes de l’axe 4 ont en commun de développer des projets de recherche autour de la régulation de l’expression génique au sens large, de ses dérèglements pathologiques et de leur correction, que nous abordons par des approches différentes et complémentaires. Parmi les acteurs régulant l’expression des gènes que nous étudions figurent notamment les ARN non codants, les facteurs de transcription ou les protéines de liaison aux ARN, potentiellement cibles de modifications post-traductionnelles. Dans les conditions physiopathologiques auxquelles nous nous intéressons, comme le cancer ou les désordres neurologiques, l’expression des gènes peut être altérée au niveau de processus différents allant de la transcription dans le noyau à la traduction locale dans le cas de cellules polarisées, entrainant une déficience des fonctions cellulaires spécifiques et une expression délétère pour l’organisme des cellules dérégulées. La mise au point de stratégies thérapeutiques repose alors sur la correction de ces désordres via par exemple l’identification de traitements pharmacologiques, d’immunothérapie ou de nouvelles approches basées sur l’utilisation d’ARN, codants ou non.
Dans ce cadre, certaines de nos équipes interagissent déjà au travers de projets collaboratifs, de partage d’expertise ou de modèles animaux et présentent des publications communes. La création de l’axe 4 a pour but de renforcer ce dialogue et de promouvoir l’émergence de nouveaux projets transversaux exploratoires, scientifiques et/ou techniques. Par ailleurs, la thématique de notre axe associe de fait à nos projets les 4 plateaux techniques de l’IPMC : la génomique, la protéomique/lipidomique/métabolomique, l’imagerie/cytométrie et l’exploration fonctionnelle. L’émergence de nouvelles collaborations scientifiques et de développements techniques au sein de l’axe renforcera les liens entre équipes mais aussi avec les plateformes et entre les plateformes. Par exemple, notre thématique est propice au développement de projets utilisant conjointement des données issues d’études à grande échelle de protéomique et de génomique ou de cytométrie/imagerie. Ceci permettra de créer des passerelles entre ces plateformes, notamment par le développement et l’utilisation d’outils bio-informatiques communs dédiés à l’analyse et à la valorisation des données «OMICS».
Enfin, dans le cadre plus global de l’institut, d’autres équipes/thématiques de l’IPMC pourront être associées de façon plus périphérique à l’axe 4. Par exemple, des équipes centrées sur la morphologie cellulaire et le transport membranaire pourraient apporter un éclairage complémentaire sur la thématique de la polarité cellulaire. En neurobiologie, l’étude moléculaire de l’impact de certains ARN ou de protéines de liaison à l’ARN sur la physiologie neuronale pourra se compléter par des analyses physiologiques ou comportementales s’appuyant sur l’expertise d’autres équipes de neurobiologie de l’institut.
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