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Le projet européen OligoArchive travaille à établir des preuves de concept pour un stockage de données sous la forme de collection de courtes séquences d’ADN synthétique. L’ADN représente un support en théorie inégalé en termes de densité d’information et de longévité. Le projet vise à lever certaines limitations techniques qui restent à surmonter, largement liées au coût important de production des séquences.

Ce travail fait écho à l’explosion des données liées au développement d’internet et de la téléphonie mobile. La quantité totale de données stockées devrait représenter deux millions de milliards de milliards de bits d’ici à 2025. Toutes ces données tiendraient dans l’équivalent de vingt-trois piles de disques Blu-ray allant de la surface de la Terre jusqu’à la Lune. Cette situation force les géants d’Internet à multiplier les data centers, de plus en plus souvent implantés dans des zones froides à cause de leurs besoins gigantesques en refroidissement. Dans la quête de systèmes de stockage mieux adaptés, l’ADN dispose d’avantages intéressants : un seul gramme d’ADN peut contenir jusqu’à 455 exabits d’informations, soit 455 milliards de milliards de bits. Toutes les données du monde tiendraient alors dans une boîte à chaussures. Son stockage à l’abri de l’oxygène et de l’eau permet une conservation pendant plusieurs milliers d’années à température ambiante, ce qui en fait un moyen de stockage plus stable que le stockage numérique sur bandes.

Le challenge relevé par le projet européen OligoArchive consiste à créer des séquences d’ADN capables de contenir, en moyenne, encore plus de données numériques pour un même nombre de nucléotides, ce qui permettra de réduire les coûts de synthèse, de corriger automatiquement les erreurs lors du séquençage, et de mettre en place des moyens de lecture et de relecture simples de l’information.