
Projet: Régulation centrale des fonctions neuroendocriniennes, génomique et évolution
Présentation
Implication du système MCH/MCHR1-MCHR2 dans la régulation des fonctions neuroendocriniennes
Notre modèle de prédilection est celui du peptide MCH dont la fonction principale concerne l’initiation du comportement alimentaire. L’identification d’une famille de gènes dérivés du gène MCH uniquement chez les primates a permis d’initier un vaste projet de recherche visant à comprendre comment l’apparition de gènes « spécifiques primates » a pu influer sur l’émergence de nouveaux comportements, en particulier dans la lignée humaine.
A la différence des rongeurs (rat, souris) deux récepteurs de la MCH ont été identifiés chez l’Homme. Nous avons produit une lignée de souris transgénique exprimant le récepteur MCHR2 humain (souris KI-hMCHR2). La caractérisation fonctionnelle du transgène est en cours et devrait aboutir à la première analyse phénotypique détaillée dans un modèle de souris « humanisée » pour le système MCH/MCHR1-MCHR2.
Etude de l’apparition et caractérisation fonctionnelle des gènes dérivés de la MCH
Une étude détaillée faisant appel aux techniques de biologie moléculaire, phylogénétique et d’analyse bioinformatique nous a permis de proposer un scénario original d’apparition de nouveaux gènes dérivés du gène MCH (PMCHL1/PMCHL2) sélectivement dans la lignée des Hominoïdes. D’autres gènes possédant des caractéristiques similaires ont été identifiés dans des régions définies comme des « pouponnières à gènes ». L’expression de ces nouveaux gènes « chimères » est fortement régulée dans le cerveau humain.
Un de nos objectifs principaux vise à révéler les fonctions de ces gènes chez les Primates supérieurs. Nous recherchons aussi une association possible entre l‘expression de gènes « spécifiques primates » et l’étiologie de maladies du métabolisme, comme l‘obésité ou l’anorexie, et les maladies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson. Dans ce contexte, nous avons trouvé récemment une « signature » d‘expression génique, dans le cortex, associée à la progression de la maladie dans un modèle de singes et chez des patients Parkinsoniens.


