Se connecter
Intranet
Thème

Présentation

La détection des formes secondaires d’hypertension artérielle (HT) est particulièrement importante car elle permet une gestion ciblée de la maladie sous-jacente. L’hyperendostéronisme primaire (AP) est la forme d’hypertension endocrinienne la plus fréquente, provoquée dans la majorité des cas par une sécrétion dérégulée d’aldostérone provenant d’adénomes (APA) du cortex surrénalien. Nos études réalisées en collaboration avec le Dr. Barhanin (Université de Nice) ont montré que les canaux potassiques Task1 et Task3 jouent un rôle essentiel dans la régulation de la sécrétion d’aldostérone et de la zonation fonctionnelle corticosurrénalienne chez la souris (Heitzmann et al., 2008; Penton et al., 2008 et 2012). Nous avons exploité les caractéristiques uniques du modèle de souris Kcnk3 (Task1) KO pour rechercher des gènes susceptibles de modifier leur phénotype d’AP. Nous avons identifié un groupe de gènes étroitement associés à l’AP de manière dynamique, dépendante du sexe et des hormones. Parmi ces gènes, dans une première série d’études, nous avons concentré notre attention sur Dkk3 (dickkopf3), codant pour un membre particulier de la famille dickkopf des modulateurs de la signalisation Wnt. L’inactivation de Dkk3 chez les souris Kcnk3 KO entraîne l’extension du phénotype hyperaldostéronémique au sexe masculin et une expression accrue de la Cyp11b2, l’enzyme limitant la biosynthèse de l’aldostérone dans la glande surrénale, sans affecter la zonation fonctionnelle (El Wakil et al., 2012). Ces données indiquent que Dkk3 est un composant des circuits génétiques régulant l’expression de la Cyp11b2 et suggère qu’il pourrait être impliqué dans la pathogenèse de l’AP chez l’homme.