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Si la nature a doté les rhinocéros de cornes impressionnantes, les hommes ont fait de ces appendices un objet de valeur et un trafic injustifié. Vendues jusqu’à 51 000 € le kilo en Asie pour leurs soi-disant vertus aphrodisiaques, anti-cancéreuses ou encore anti-âge, les cornes font du rhinocéros une proie de choix pour les braconniers. En particulier, le Rhinocéros noir (Diceros bicornis), espèce dont il ne reste que quelques 5 200 individus en 2015, est classé en danger critique d’extinction par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et est dans l’Annexe I de la CITES1. Pour lutter contre la pression de braconnage, le WWF a mis en place le Projet d’Extension du Territoire du Rhinocéros noir2 en Afrique du Sud : création de réserves naturelles protégées et relocalisations d’individus pour créer de nouvelles populations, renforcement des brigades anti-braconnage, suivi des animaux par radiotélémesure, écornage… sont des actions menées par le projet pour diminuer la pression de braconnage et sauver l’espèce. Notre étude, menée en 2017 en Afrique du Sud, s’intéresse à une population de neuf rhinocéros noirs à l’état sauvage, dont les mâles ont été écornés et les femelles ont conservé leur corne pour se défendre contre lions et hyènes. Les comportements, les domaines vitaux et l’état corporel de chaque individu ont été suivis pendant plusieurs mois après l’écornage. Aucun de ces paramètres ne semble avoir été modifié par l’opération.
If nature gave impressive horns to rhinoceroses, humans made of those appendices a valuable item and an unjustified traffic. A kilo of horn can reach 51,000 € in Asia for the so-called aphrodisiac, anti-cancer and antiage properties, that makes the rhinos being preys of choice for poachers. Particularly, the Black Rhinoceros (Diceros bicornis), a species of about 5,200 remaining individuals in 2015, is classed “critically endangered” per the International Union for the Conservation of Nature and is in the Annex I of the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora. To fight against poaching pressure, the WWF implemented the Black Rhino Range Expansion Project in South Africa: creation of natural and protected reserves and transfers of individuals to create new populations, reinforcement of anti-poaching units, monitoring of the animals with radio-telemetry, dehorning… are actions staked by the project to slow down poaching and save the species. Our study, carried out in 2017 in South Africa, deals with a population of nine black rhinos living wild, in which males were dehorned but females kept their horns to be able to defend themselves against lions and hyenas. Behaviour, home ranges and body scores of each individual were monitored during several months following dehorning. The operation does not seem to have modified any of those parameters.